Catégorie : Atouts Gagnants
Longtemps réfractaire à l'ouverture des casinos en ligne, la France se voit aujourd'hui contrainte de suivre les directives européennes. Afin de ne plus être en infraction avec Bruxelles, l'État a fixé l'ouverture des jeux d'argent en ligne (et en dur) au premier janvier 2010. Il sera alors légal de côtoyer les casinos en ligne, ou d'ouvrir son propre centre de jeux rémunérés. Comment cela va-t-il se passer concrètement ? Afin de pouvoir ouvrir son site, il suffira de faire une demande de licence auprès des organismes compétents. Pour l'obtenir, seul un cahier des charges est requis. Ce dernier comprend certaines closes visant à la protection des joueurs, comme des plafonds de mise, du solde du compte ou une automatisation des seuils de paiement. Cet arsenal ressemblera plus à une série de normes qu'à un véritable contrôle de la légalité des opérations. C'est d'ailleurs là que le bas blesse. En effet, dans la pratique, si les exigences d'Éric Woerth et de son ministère paraissent limpides et logiques, aucun système n'est pour le moment prévu pour signifier le respect de ces impératifs au joueur. Hormis l'éventuelle présence d'un logo, l'internaute n'aura pas de réel moyen de savoir si tel ou tel casino a bel et bien reçu une licence de l'état. Espérons donc une source en ligne, pourquoi pas sur le site de la future ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne), référençant au jour le jour les licences accordées, histoire de ne pas placer son argent n'importe où.
Toujours dans l'objectif de prévenir les cas d'addictions au jeu, certaines disciplines de casino n'auront pas l'autorisation de figurer sur les sites de jeux en ligne. En tête de gondole, on pense évidemment aux machines à sous, véritables gouffres à euros. Griller les euros par dizaines, par centaines, juste parce que l'on arrive pas à décrocher le doigt de la souris et du clic qui lance le jackpot, pourrait entraîner des allègements de bourses pas forcément souhaités. La fièvre du jeu est parfois difficile à contrôler. De fait, seul le poker sera autorisé parmi les différents jeux de casino disponibles. D'un autre côté, il s'agit là du jeu préféré des Français, avec une part de marché proche des 75%, et une multiplication des cercles privés.
Les autres jeux d'argent qui pourront figurer légalement sur le net seront les paris sportifs et les paris hippiques. Vous pourrez donc parier sur les évènements sportifs et sur les courses de chevaux depuis votre clavier sans enfreindre la loi ! Dommage que la loi ne soit applicable qu'à partir de l'année prochaine, compte tenu de la compétition entre Bordeaux et Marseille sur le championnat de Ligue 1 Orange. Les bookmakers s'en seraient donné à coeur joie.
Toutefois, comme vous vous en doutez, l'État ne va pas se priver pour grignoter sa propre part du gâteau. Et, là, il faut bien avouer que la répartition des taxes entre les différentes disciplines est assez inégale. En effet, alors que le poker ne subira qu'un prélèvement 2%, entièrement reversés à l'état sur les mises, les paris sportifs et hippiques seront plus lourdement touchés, avec des taxes de 5,5% environ. À celles-là il faudra ajouter les compensations accordées aux filières déjà en place, soit 1% de plus pour le CNDS et 8% pour la filière équine. Au final, le poker s'avère fiscalement plus favorable avec des taxes quatre fois moindres que pour les paris sportifs, et huit fois moindres que pour les paris hippiques. Voilà qui laisse encore de beaux jours à la Française de Jeux, à son Loto Sportif et son PMU.
En conclusion, janvier 2010 risque d'être une grande foire au site de jeux en ligne, en plus des leaders du genre qui n'hésiteront pas à franchir le pas légal, il faut s'attendre à voir arriver sur le net un très grand nombre de nouvelles enseignes prêtes à tenter leur chance ! Maintenant que les jeux sont faits sur côté de l'État, la vigilance des joueurs va être plus que jamais de mise, pour parvenir à faire la différence entre les arnaques et les véritables licenciés.
Rédigé le 05/05/2009 par Mik'O, source : Atouts-Gagnants / Ministrère de l'économie
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